Tale PCM · Chapitre 02 · Analyse
Fonction exponentielle de base e
Nombre e, dérivées de exp(x) et exp(kx), limites, croissances comparées.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Nombre e
- Dérivées de exp(x) et exp(kx)
- Limites
- Croissances comparées
Le cours
Observez trois expériences de vos cours de physique-chimie : la tension aux bornes d'un condensateur qui se charge, l'activité d'un échantillon radioactif qui décroît, la concentration d'un réactif qui disparaît au fil d'une réaction d'ordre 1. Trois phénomènes sans rapport apparent, et pourtant trois courbes de la même famille : une évolution d'abord rapide, qui s'essouffle progressivement en s'approchant d'une valeur limite. Derrière cette allure commune se cache une seule et même fonction, que ce chapitre a pour mission de construire : la fonction exponentielle.
Le point de départ est connu : le tronc commun a introduit les fonctions x↦ax, prolongement continu des suites géométriques et modèle des évolutions en pourcentage constant. Mais parmi toutes les bases a possibles, il en existe une meilleure que toutes les autres : un nombre irrationnel voisin de 2,718, noté e. Ce qui rend cette base unique, nous le démontrerons en cours de route : la fonction x↦ex est sa propre dérivée. C'est cette propriété, et elle seule, qui explique l'omniprésence de l'exponentielle en sciences — partout où la vitesse de variation d'une grandeur est proportionnelle à la grandeur elle-même, l'exponentielle de base e apparaît. Au programme de ce chapitre : la définition du nombre e, les règles de calcul, les équations et inéquations, la dérivée de ekx, les limites et les croissances comparées, et pour finir les grands modèles exponentiels de la physique et de la chimie.
Le nombre e et la fonction exponentielle
Rappelons l'essentiel du tronc commun. Pour un réel a>0, la fonction x↦ax prolonge à tous les réels les puissances entières de a, en conservant les règles de calcul : ax+y=axay, a−x=ax1, (ax)y=axy. Elle est définie et strictement positive sur R, croissante lorsque a>1, décroissante lorsque 0<a<1. Toutes les courbes de ces fonctions ont un point commun : elles passent par le point A(0;1), puisque a0=1 quelle que soit la base.
Mais elles n'y passent pas de la même façon. Si l'on trace plusieurs de ces courbes avec un logiciel, on constate que chacune traverse le point A avec sa propre pente : presque horizontale pour a proche de 1, de plus en plus raide à mesure que a grandit. Une question naturelle se pose alors : existe-t-il une base a pour laquelle la tangente en A a un coefficient directeur exactement égal à 1, c'est-à-dire pour laquelle la tangente en A est la droite d'équation y=x+1 ?
Cherchons expérimentalement. La pente en A se mesure avec l'outil de première : le taux de variation de x↦ax entre 0 et h, à savoir hah−a0=hah−1, qui se rapproche de la pente cherchée quand h est petit. Prenons h=0,0001. Pour a=2, le taux vaut environ 0,69 : trop faible. Pour a=3, il vaut environ 1,10 : trop fort. La base cherchée est donc comprise entre 2 et 3. Pour la cerner, confions le travail à un balayage programmé : on part de a=2 et on augmente a pas à pas jusqu'à ce que la pente dépasse 1.
h = 10**-6 # pas du taux de variation
a = 2.0
while (a**h - 1) / h < 1: # pente de la tangente en 0
a = a + 0.001 # balayage au pas de 0,001
print(a) # affiche environ 2.719
Le script s'arrête sur a≈2,719. En reprenant le balayage avec un pas plus fin (ou par dichotomie), on précise autant qu'on veut : la base cherchée vaut 2,718281828… C'est un nombre irrationnel, dont l'écriture décimale ne s'arrête jamais et ne se répète pas, au même titre que π. Son existence et son unicité sont admises.
Définition
Le nombre e et la fonction exponentielle. On admet qu'il existe un unique réel a pour lequel la courbe de la fonction x↦ax admet, en son point A(0;1), une tangente de coefficient directeur 1. Ce nombre est appelé nombre d'Euler et noté e :
e≈2,718La fonction x↦ex, définie sur R, est appelée fonction exponentielle (de base e). On la note aussi exp.
La figure résume la définition : la courbe de y=ex traverse le point A(0;1) en épousant la droite y=x+1, sa tangente de pente 1. Au passage, on lit l'ordonnée du point d'abscisse 1 : c'est e1=e≈2,72. Votre calculatrice possède une touche dédiée (souvent notée ex) qui donne les premières valeurs : e0=1, e2≈7,39, et du côté des exposants négatifs e−1=e1≈0,37. Prenez l'habitude de garder les valeurs exactes (e, e2, 5e−3…) dans les calculs, et de ne passer aux valeurs approchées qu'à la toute fin.
Propriétés algébriques
La fonction exponentielle est une fonction x↦ax particulière, celle de base a=e : elle hérite donc de toutes les règles de calcul sur les puissances rappelées au paragraphe précédent. Ces règles sont l'outil quotidien du chapitre — chaque étude de fonction, chaque équation commencera par une transformation d'écriture.
Propriété
Règles de calcul. Pour tous réels a et b, et tout entier relatif n :
ea+b=ea×ebe−a=ea1ea−b=ebea(ea)n=enaavec de plus e0=1. Enfin, pour tout réel x :
ex>0La dernière propriété mérite un mot : pourquoi une exponentielle ne peut-elle jamais être négative ou nulle ? D'abord, ex=ex/2×ex/2=(ex/2)2 est un carré, donc positif ou nul. Ensuite, ex ne peut pas s'annuler, car ex×e−x=e0=1 : un facteur d'un produit égal à 1 n'est jamais nul. Retenez ce réflexe, il servira sans cesse dans les études de signe : une exponentielle est toujours strictement positive.
Exemple
Transformer des écritures. Simplifions les expressions suivantes, définies pour tout réel x.
a. e3x×e−x=e3x−x=e2x
b. ex−1ex+1=e(x+1)−(x−1)=e2
c. (ex)2×e−2x=e2x×e−2x=e0=1
d. e−x1=ex
Remarquez le b. : l'expression dépendait de x en apparence seulement, la simplification révèle une constante. C'est fréquent, et c'est précisément pour débusquer ce genre de simplification qu'on transforme les écritures avant tout calcul.
Équations et inéquations
Admettons pour l'instant un fait que nous démontrerons au paragraphe suivant : la fonction exponentielle est strictement croissante sur R. Ce simple fait a une conséquence précieuse : deux réels distincts ont toujours des exponentielles distinctes (le plus grand des deux a la plus grande exponentielle). Autrement dit, on peut « passer à l'exponentielle » ou « supprimer les exponentielles » dans une égalité ou une inégalité sans perdre ni créer de solutions.
Propriété
Égalités et inégalités d'exponentielles. Pour tous réels a et b :
ea=eb⟺a=betea<eb⟺a<bEn particulier, puisque 1=e0 : ex=1⟺x=0, et ex>1⟺x>0.
Méthode
Résoudre une équation ou une inéquation avec exponentielles.
- Transformer chaque membre pour l'écrire sous la forme d'une seule exponentielle, à l'aide des propriétés algébriques (et de 1=e0 si besoin).
- Remplacer l'égalité ea=eb par a=b, ou l'inégalité ea<eb par a<b — le sens de l'inégalité est conservé, car l'exponentielle est strictement croissante.
- Résoudre l'équation ou l'inéquation obtenue sur les exposants, puis conclure.
Exemple
Une équation. Résolvons dans R l'équation e2x+1=ex−3. Chaque membre est déjà une seule exponentielle : l'équation équivaut à 2x+1=x−3, c'est-à-dire à x=−4. La solution est x=−4.
Une inéquation. Résolvons dans R l'inéquation e1−2x⩽ex+4. Elle équivaut à 1−2x⩽x+4, soit −3x⩽3, soit x⩾−1 (attention au changement de sens en divisant par −3). L'ensemble des solutions est [−1;+∞[.
Avec un membre constant. Résolvons e5x>1. On écrit 1=e0 : l'inéquation équivaut à 5x>0, c'est-à-dire à x>0. L'ensemble des solutions est ]0;+∞[.
En revanche, une équation comme ex=5 résiste à cette méthode : 5 ne s'écrit pas simplement comme une puissance de e. Nous verrons plus loin, grâce au tableau de variations complet, qu'une telle équation possède une unique solution ; pour l'instant, on ne sait l'obtenir que de façon approchée, par lecture graphique ou par balayage — le chapitre suivant fournira l'outil qui la donne exactement.
Dérivées et variations
Venons-en au résultat central du chapitre, celui qui justifie à lui seul le choix de la base e. Fixons un réel x0 et formons le taux de variation de la fonction exponentielle entre x0 et x0+h, pour h=0. La relation ex0+h=ex0eh permet de mettre ex0 en facteur :
hex0+h−ex0=hex0eh−ex0=ex0×heh−1Le quotient heh−1 n'est pas un inconnu : c'est le taux de variation de l'exponentielle entre 0 et h, celui-là même que le balayage du début du chapitre a mesuré. Lorsque h tend vers 0, il tend vers le coefficient directeur de la tangente en 0, qui vaut 1 par définition même du nombre e. Le taux de variation tend donc vers ex0×1=ex0 : le nombre dérivé de l'exponentielle en x0 est ex0.
Propriété
Dérivée de la fonction exponentielle. La fonction exponentielle est dérivable sur R et elle est sa propre dérivée : pour tout réel x,
(ex)′=exAucune autre fonction du programme ne possède cette propriété. Elle a une lecture graphique frappante : en chaque point de la courbe, la pente de la tangente est égale à l'ordonnée du point. Plus la courbe monte haut, plus elle monte vite — et c'est exactement ce mécanisme d'auto-amplification qui produit la croissance explosive que nous quantifierons avec les croissances comparées.
En sciences, l'exponentielle apparaît rarement seule : la variable est presque toujours multipliée par un coefficient, comme dans e−t/τ ou e0,2t. Pour dériver x↦ekx, inutile de refaire un calcul de taux : c'est une fonction de la forme f(ax+b) avec f=exp, a=k et b=0, et le chapitre Dérivées de première a établi que (f(ax+b))′=af′(ax+b).
Propriété
Dérivée de x↦ekx. Soit k un réel. La fonction x↦ekx est dérivable sur R et :
(ekx)′=kekxAinsi (e3x)′=3e3x et (e−0,5x)′=−0,5e−0,5x : on recopie l'exponentielle et on multiplie par le coefficient de x.
Ces dérivées livrent immédiatement les variations. Comme ex>0 pour tout x, la dérivée de l'exponentielle est strictement positive sur R : la stricte croissance admise au paragraphe précédent est maintenant démontrée. Le même argument règle le cas général de ekx.
Propriété
Sens de variation. La fonction exponentielle est strictement croissante sur R. Plus généralement, la fonction x↦ekx est strictement croissante sur R si k>0, strictement décroissante sur R si k<0 : sa dérivée kekx est du signe de k.
Armés de ces formules et des règles de dérivation de première (somme, produit, quotient), nous pouvons étudier toutes les fonctions qui mélangent polynômes et exponentielles — précisément celles que la physique nous mettra entre les mains. Une organisation de calcul revient dans toutes ces études : factoriser la dérivée par l'exponentielle, dont la stricte positivité simplifie l'étude de signe.
Méthode
Étudier une fonction construite avec des exponentielles. Pour étudier les variations d'une somme, d'un produit ou d'un quotient de polynômes et d'exponentielles ekx :
- dériver avec les règles de première (u′v+uv′ pour un produit, v2u′v−uv′ pour un quotient) et la formule (ekx)′=kekx ;
- factoriser la dérivée par l'exponentielle qui y figure ;
- utiliser ekx>0 : le signe de la dérivée est celui de l'autre facteur, en général un polynôme dont on connaît les règles de signe ;
- dresser le tableau de variations, en calculant les images (exactes !) aux valeurs charnières et aux bornes.
Exemple
Étude d'un produit polynôme–exponentielle. Étudions les variations de la fonction f définie sur [−3;3] par f(x)=(2−x)ex.
- Dérivée. Posons u(x)=2−x et v(x)=ex, d'où u′(x)=−1 et v′(x)=ex. La formule du produit donne f′(x)=−ex+(2−x)ex.
- Factorisation. On met ex en facteur : f′(x)=ex(−1+2−x)=(1−x)ex.
- Signe. Comme ex>0, le signe de f′(x) est celui de 1−x : positif pour x<1, négatif pour x>1.
- Tableau. On calcule les images exactes : f(−3)=5e−3, f(1)=e et f(3)=−e3.
La fonction f est croissante sur [−3;1], décroissante sur [1;3], et admet en x=1 un maximum égal à e≈2,72. Aux bornes : 5e−3≈0,25 et −e3≈−20,1.
Courbe et limites
Il nous reste à comprendre le comportement de l'exponentielle aux deux bouts de l'axe réel. Un tableau de valeurs donne déjà la tendance :
| x | −5 | −2 | −1 | 0 | 1 | 2 | 5 | 10 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ex (arrondi) | 0,007 | 0,14 | 0,37 | 1 | 2,72 | 7,39 | 148 | 22026 |
Vers la droite, les valeurs explosent : chaque unité gagnée sur x multiplie ex par e≈2,72, comme dans une suite géométrique de raison supérieure à 1. Vers la gauche, le même mécanisme joue en sens inverse : chaque unité perdue divise la valeur par e, et les valeurs fondent vers 0 sans jamais l'atteindre, puisqu'une exponentielle est strictement positive. Ces deux comportements sont les limites de la fonction, admises au programme.
Propriété
Limites de la fonction exponentielle (admises).
x→−∞limex=0etx→+∞limex=+∞La première limite signifie que l'axe des abscisses, d'équation y=0, est asymptote horizontale à la courbe en −∞ : la courbe s'en rapproche autant qu'on veut, sans jamais le toucher.
Nous pouvons maintenant récapituler toute l'étude de la fonction exponentielle dans un unique tableau, qui condense variations et limites :
Relisez la figure du début du chapitre à la lumière de ce tableau : à gauche, la courbe se colle à l'axe des abscisses ; elle traverse A(0;1) avec la pente 1 ; à droite, elle s'envole. Le tableau montre aussi que l'exponentielle prend une fois et une seule chaque valeur strictement positive : une équation ex=b possède donc une unique solution lorsque b>0, et aucune lorsque b⩽0 — ce qui précise la remarque laissée en suspens à la fin des équations.
Qu'en est-il des fonctions x↦ekx ? Tout dépend du signe de k. Si k>0, l'exposant kx suit le signe de x et grandit avec lui : le comportement est celui de l'exponentielle. Si k<0, l'exposant change de camp et les limites s'échangent.
Propriété
Limites de x↦ekx. Soit k un réel non nul.
- Si k>0 : x→+∞limekx=+∞ et x→−∞limekx=0.
- Si k<0 : x→+∞limekx=0 et x→−∞limekx=+∞.
Le second cas est celui que la physique utilise sans arrêt : dans un terme de la forme e−t/τ avec τ>0, le coefficient de t est k=−τ1<0, donc e−t/τ tend vers 0 quand t tend vers +∞. C'est le langage mathématique d'une réalité expérimentale : les régimes transitoires s'éteignent, et il ne reste que le régime permanent. Nous y reviendrons en fin de chapitre.
Croissances comparées
Quand x tend vers +∞, l'exponentielle ex et les puissances xn filent toutes vers +∞. Mais que dire d'un quotient comme x2ex ? Numérateur et dénominateur tendent tous deux vers +∞ : les règles usuelles ne permettent pas de conclure, c'est une forme indéterminée. Il faut départager les deux concurrents, et l'expérience numérique désigne le vainqueur sans ambiguïté :
| x | 5 | 10 | 20 | 30 |
|---|---|---|---|---|
| x2ex (arrondi) | 5,9 | 220 | 1,2×106 | 1,2×1010 |
Le quotient ne se stabilise pas : il explose. La croissance multiplicative de l'exponentielle écrase la croissance polynomiale de x2, et il en va de même pour n'importe quelle puissance de x — x10, x100 ne font que retarder l'échéance. Ce résultat, admis, porte le nom de croissances comparées.
Propriété
Croissances comparées (admises). Pour tout entier naturel non nul n :
x→+∞limxnex=+∞etx→+∞limxne−x=0En résumé : en +∞, l'exponentielle l'emporte sur toute puissance de x.
Les deux limites sont les deux faces d'une même pièce : xne−x=exxn est l'inverse du quotient xnex, et l'inverse d'une quantité qui tend vers +∞ tend vers 0. Dans les exercices, on étend sans formalisme ces résultats aux exponentielles ekx pour un coefficient numérique k>0 : le quotient xnekx tend vers +∞ et le produit xne−kx tend vers 0 quand x tend vers +∞ — une exponentielle « ralentie » par un coefficient reste une exponentielle, et elle finit toujours par l'emporter.
Exemple
Quatre limites en +∞.
a. x→+∞limx3e−x=0 : c'est la croissance comparée appliquée avec n=3, directement.
b. x→+∞lim(ex−x3) : les deux termes tendent vers +∞ et la différence est une forme indéterminée. On met le terme dominant en facteur : ex−x3=ex(1−x3e−x). D'après le a., la parenthèse tend vers 1−0=1 ; le produit tend donc vers +∞. L'exponentielle impose sa loi à la somme.
c. x→+∞lim5x2e−0,4x=0 : extension des croissances comparées avec k=0,4>0 et n=2, le facteur 5 ne changeant rien à une limite nulle.
d. x→+∞limxe2x=+∞ : extension avec k=2>0 et n=1.
Modèles exponentiels en physique et chimie
Concluons en retrouvant les trois expériences de l'introduction, que nous pouvons désormais lire avec les outils du chapitre. Deux familles de modèles couvrent l'essentiel des situations rencontrées en STI2D et en STL : les décroissances exponentielles, de la forme Ae−λt, et les saturations, de la forme E(1−e−t/τ).
Décroissance radioactive. Le nombre de noyaux radioactifs d'un échantillon à l'instant t est modélisé par N(t)=N0e−λt, où N0=N(0) est le nombre initial de noyaux et λ>0 la constante radioactive. La dérivée vaut N′(t)=−λN0e−λt, c'est-à-dire N′(t)=−λN(t) : à chaque instant, la vitesse de disparition est proportionnelle au nombre de noyaux restants. Cette proportionnalité entre une grandeur et sa vitesse de variation est la signature des modèles exponentiels — c'est la traduction physique de « l'exponentielle est sa propre dérivée ». Comme λ>0, la fonction N est strictement décroissante et t→+∞limN(t)=0 : l'échantillon s'éteint, sans jamais s'annuler exactement dans le modèle. La demi-vie est la durée au bout de laquelle le nombre de noyaux est divisé par 2 : elle se lit sur le graphique (abscisse du point d'ordonnée 2N0), et lorsque sa valeur t1/2 est donnée, on la contrôle par le calcul en vérifiant à la calculatrice que e−λt1/2≈0,5.
Cinétique chimique d'ordre 1. En STL, la concentration d'un réactif A qui disparaît suivant une cinétique d'ordre 1 suit exactement la même loi : [A](t)=[A]0e−kt, avec k>0 la constante de vitesse. Même fonction, même décroissance, même limite nulle : seuls changent les noms des grandeurs. Le temps de demi-réaction joue le rôle de la demi-vie.
Charge d'un condensateur. Lorsqu'on charge un condensateur à travers une résistance sous une tension constante E, la tension à ses bornes suit la loi u(t)=E(1−e−t/τ), où τ est la constante de temps du circuit. À t=0, u(0)=E(1−1)=0 : le condensateur est déchargé. La dérivée vaut u′(t)=τEe−t/τ>0 : la tension croît. Et comme e−t/τ tend vers 0, t→+∞limu(t)=E : la courbe admet l'asymptote horizontale y=E. La physique distingue ainsi le régime transitoire, pendant lequel le terme e−t/τ pèse encore, et le régime permanent, l'état limite u=E dont la courbe se rapproche sans jamais l'atteindre exactement. La constante de temps τ se lit de deux façons sur le graphique : la tangente à l'origine, de coefficient directeur u′(0)=τE, atteint la valeur E précisément à l'instant t=τ ; et à cet instant, u(τ)=E(1−e−1)≈0,63E, soit environ 63 % de la valeur finale. Au bout de 5τ, il ne manque plus que e−5≈0,007 : le régime permanent est atteint à mieux que 1 % près, d'où la règle expérimentale des « cinq tau ».
Exemple
Charge d'un condensateur. Un condensateur se charge sous E=6 V avec une constante de temps τ=2 s : la tension à ses bornes est u(t)=6(1−e−t/2), en volts, pour t en secondes.
Vitesse de charge. L'exposant est −2t=−0,5t, donc (e−t/2)′=−0,5e−t/2 et u′(t)=6×0,5e−t/2=3e−t/2. À l'instant initial, u′(0)=3 V/s : la tangente à l'origine, d'équation y=3t, atteint 6 V en t=2 s — on retrouve graphiquement τ=2 s.
Régime transitoire. À t=τ=2 s : u(2)=6(1−e−1)≈3,8 V, soit environ 63 % de la tension finale.
Régime permanent. Quand t tend vers +∞, e−t/2 tend vers 0 et u(t) tend vers 6 V. À t=5τ=10 s, on a déjà u(10)=6(1−e−5)≈5,96 V : la charge est pratiquement terminée.
Le tour du chapitre est bouclé, et le fil conducteur mérite d'être redit : un nombre e choisi pour que la tangente en 0 ait une pente égale à 1, une fonction x↦ex qui est sa propre dérivée, et en conséquence des modèles où la vitesse de variation d'une grandeur est proportionnelle à la grandeur elle-même — radioactivité, cinétique, circuits électriques. Les exercices vont maintenant faire fonctionner ensemble les règles algébriques, les équations, les études de variations et les limites, jusqu'aux situations physiques que vous retrouverez en cours de physique-chimie.
Les exercices
16 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Le nombre e : définition et balayage
Le nombre e et la fonction exponentielle : définition et courbe
-
Pour un réel a>0, on note Ca la courbe de la fonction x↦ax. On rappelle la définition vue en cours : le nombre e est l'unique réel a tel que la courbe Ca admette, au point d'abscisse 0, une tangente de pente 1.
a. Justifier que toutes les courbes Ca passent par le point de coordonnées (0;1).
b. Pour a=e, que vaut, par définition, la pente de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ?
c. En déduire l'équation réduite de cette tangente.
-
À la calculatrice, donner une valeur approchée à 10−2 près de chacun des nombres suivants :
a. e0
b. e1
c. e2
d. e−1
-
Pour approcher le nombre e par balayage, on teste les valeurs a=2,000, puis 2,001, puis 2,002, etc. Pour chaque valeur de a, on calcule le taux d'accroissement hah−1 de la fonction x↦ax entre 0 et h, avec h=0,0001. On exécute le script Python suivant :
h = 0.0001 a = 2.000 taux = (a**h - 1) / h while taux < 1: a = a + 0.001 taux = (a**h - 1) / h print(a)a. Que représente la quantité
(a**h - 1) / hpour la courbe Ca ?b. Que teste la condition de la boucle
while?c. Quelle valeur approximative ce script affiche-t-il ? Que représente-t-elle ?
Exercice 2 ★★★★ — Simplifier avec les propriétés algébriques
Propriétés algébriques de l'exponentielle
Écrire chacune des expressions suivantes sous la forme en (avec n entier) ou ekx (avec k entier) :
a. e3×e−1
b. e2e5
c. (e2)4
d. e−3×e3
e. e−21
f. ex×e−x
g. exe2x
h. (ex)2×e−2x
Exercice 3 ★★★★ — Transformer des expressions
Propriétés algébriques de l'exponentielle
-
Simplifier chacune des expressions suivantes (x désigne un réel quelconque) :
a. e2x×e1−x
b. e2x(ex)3
c. e−3xe−x
d. (ex+e−x)(ex−e−x)
-
Démontrer les identités suivantes, valables pour tout réel x :
a. (ex+e−x)2−(ex−e−x)2=4
b. exe2x−1=ex−e−x
Exercice 4 ★★★★ — Équations avec exponentielles
Équations et inéquations avec exponentielles
Résoudre dans R chacune des équations suivantes. On rappelle que pour tous réels a et b : ea=eb⟺a=b.
a. e2x+1=ex−3
b. e3x=1
c. ex2=e4
d. ex×ex−1=1
e. ex+2e5x=e2
f. (ex−1)(e2x−e6)=0
Exercice 5 ★★★★ — Inéquations et signes
Équations et inéquations avec exponentielles
-
Résoudre dans R chacune des inéquations suivantes. On rappelle que pour tous réels a et b : ea⩽eb⟺a⩽b.
a. e2x⩽ex+3
b. e−x>1
c. e3x−1⩾e21
d. ex2⩽e9
-
Étudier le signe de (2−x)ex sur R, et présenter le résultat dans un tableau de signes. On rappelle que pour tout réel x, ex>0.
Exercice 6 ★★★★ — Dériver avec l'exponentielle
Dérivées de exp(x) et exp(kx)
Dériver chacune des fonctions suivantes, définies et dérivables sur R (sauf mention contraire). Pour chacune, préciser la formule utilisée : dérivée d'une somme, d'un produit ou d'un quotient. On rappelle que (ex)′=ex.
a. f(x)=3ex+x2
b. g(x)=xex
c. h(x)=(2x+1)ex
d. k(x)=xex sur ]0;+∞[
e. m(x)=ex+1ex−1
f. p(x)=x2ex
Exercice 7 ★★★★ — Dériver avec exp(kx)
Dérivées de exp(x) et exp(kx)
-
Dériver chacune des fonctions suivantes, définies et dérivables sur R :
a. f(x)=e3x
b. g(x)=5e−2x
c. h(t)=4e−t/3
d. k(x)=e2x+x3
e. m(x)=(x+1)e−2x
f. u(t)=2e0,5t
-
On considère la fonction f définie sur R par f(x)=e2x. Vérifier que, pour tout réel x :
f′(x)−2f(x)=0.
Exercice 8 ★★★★ — Tangentes à la courbe
Dérivées de exp(x) et exp(kx)Le nombre e et la fonction exponentielle : définition et courbe
On rappelle que l'équation réduite de la tangente à la courbe d'une fonction f au point d'abscisse a est y=f′(a)(x−a)+f(a).
-
On considère la fonction exponentielle f définie sur R par f(x)=ex, et C sa courbe représentative.
a. Déterminer l'équation réduite de la tangente à C au point d'abscisse 0.
b. Déterminer l'équation réduite de la tangente à C au point d'abscisse 1. Que remarque-t-on à propos de cette droite et de l'origine du repère ?
-
On considère la fonction g définie sur R par g(x)=e−2x. Déterminer l'équation réduite de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0.
-
Existe-t-il un point de la courbe C en lequel la tangente est horizontale ? Justifier.
Exercice 9 ★★★★ — Variations d'un produit polynôme–exponentielle
Études de fonctions avec exponentielles : variations et extremumsDérivées de exp(x) et exp(kx)
On considère la fonction f définie sur [−3;3] par :
f(x)=(2−x)ex.-
Calculer f′(x), puis vérifier que pour tout x de [−3;3], f′(x)=(1−x)ex.
-
Étudier le signe de f′(x) sur [−3;3]. On rappelle que pour tout réel x, ex>0.
-
Dresser le tableau de variations de f sur [−3;3]. On donnera les valeurs exactes de f(−3), f(1) et f(3).
-
En déduire le maximum de f sur [−3;3] et la valeur en laquelle il est atteint.
Exercice 10 ★★★★ — Lecture graphique
Dérivées de exp(x) et exp(kx)Études de fonctions avec exponentielles : variations et extremums
La courbe Cf ci-dessous représente une fonction f définie et dérivable sur [0;8]. On a tracé en pointillés la tangente T à Cf au point de coordonnées (0;4) : elle passe par les points (0;4) et (2;0). Des pointillés repèrent le point de la courbe d'abscisse 2.
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Lire graphiquement f(0).
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À l'aide de la tangente T, déterminer f′(0).
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On admet que f est définie par f(x)=4e−x/2. Retrouver par le calcul les valeurs de f(0) et de f′(0).
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Calculer f′(x) et justifier que f est strictement décroissante sur [0;8].
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Que peut-on conjecturer graphiquement pour f(x) lorsque x devient grand ?
Exercice 11 ★★★★ — Limites sans indétermination
Limites de l'exponentielle et asymptote
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Déterminer chacune des limites suivantes :
a. x→+∞lime2x
b. x→−∞lime2x
c. x→+∞lime−3x
d. x→+∞lim(5−2ex)
e. x→−∞lim(5−2ex)
f. x→+∞lim(e−x+3)
g. x→−∞lim(x+ex)
h. x→+∞lim1+e−x2
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Interpréter graphiquement les limites e. et f. pour les courbes des fonctions x↦5−2ex et x↦e−x+3.
Exercice 12 ★★★★ — Croissances comparées
Croissances comparées de l'exponentielle et des puissancesLimites de l'exponentielle et asymptote
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Déterminer chacune des limites suivantes. On précisera à chaque fois le résultat de croissances comparées utilisé (pour c., on pourra factoriser par ex).
a. x→+∞limx3ex
b. x→+∞limx2e−x
c. x→+∞lim(ex−x10)
d. x→+∞limx2e2x
e. x→+∞limxe−0,5x
f. x→+∞limexx3+1
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On résume souvent les résultats de ce type par la phrase : « en +∞, l'exponentielle l'emporte sur toute puissance de x ». Expliquer en une ou deux phrases ce que signifie cette formule, en s'appuyant sur les limites de la question 1.
Exercice 13 ★★★★ — Étude de g(x) = exp(x) - x - 1 et inégalité
Études de fonctions avec exponentielles : variations et extremumsLimites de l'exponentielle et asymptoteDérivées de exp(x) et exp(kx)
On considère la fonction g définie sur R par :
g(x)=ex−x−1.-
Calculer g′(x) pour tout réel x.
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Résoudre l'équation g′(x)=0, puis étudier le signe de g′(x) sur R. On rappelle que 1=e0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante sur R.
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Dresser le tableau de variations de g sur R (les limites seront ajoutées à la question 5) et préciser la valeur du minimum de g.
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En déduire que pour tout réel x : ex⩾x+1. Interpréter graphiquement cette inégalité, sachant que la droite d'équation y=x+1 est la tangente à la courbe de la fonction exponentielle au point d'abscisse 0.
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Déterminer la limite de g en −∞, puis en +∞ (on pourra factoriser par ex), et compléter le tableau de variations.
Exercice 14 ★★★★ — Charge d'un condensateur
Modèles exponentiels en physique et chimieDérivées de exp(x) et exp(kx)Limites de l'exponentielle et asymptote
Un condensateur, initialement déchargé, est chargé à travers une résistance par un générateur de tension E=6 V (circuit RC). La tension u aux bornes du condensateur, en volts, est modélisée en fonction du temps t, en secondes, par :
u(t)=6(1−e−t/2),t∈[0;10].La constante de temps du circuit vaut τ=2 s. La courbe Cu de la fonction u est représentée ci-dessous, avec sa tangente à l'origine T0 et la droite d'équation y=6.
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Calculer u(0). Ce résultat est-il cohérent avec la situation physique ?
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Montrer que pour tout t de [0;10], u′(t)=3e−t/2. En déduire le signe de u′(t) et le sens de variation de u.
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Déterminer t→+∞limu(t) (le modèle est prolongé au-delà de 10 s). Interpréter physiquement ce résultat.
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Justifier que la tangente à l'origine T0 a pour équation y=3t, puis vérifier par le calcul qu'elle coupe la droite d'équation y=6 au point d'abscisse τ=2.
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Calculer la valeur exacte de u(2), puis une valeur approchée au centième de volt près. Vérifier que u(τ)≈0,63×E.
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Calculer une valeur approchée de u(10) au centième de volt près, puis commenter la phrase : « au bout d'une durée de 5τ, le régime permanent est atteint à moins de 1 % près ».
Exercice 15 ★★★★ — Décroissance radioactive
Modèles exponentiels en physique et chimieÉquations et inéquations avec exponentiellesLimites de l'exponentielle et asymptote
L'activité d'un échantillon radioactif, en becquerels (Bq), est modélisée en fonction du temps t, en jours, par :
A(t)=A0e−λt,t⩾0,où A0=800 Bq est l'activité initiale et λ=0,25 jour−1 la constante radioactive.
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Calculer A(0), puis la valeur exacte de A(4) et une valeur approchée à l'unité près.
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Montrer que pour tout t⩾0 :
A(t)A(t+4)=e−1.Que remarque-t-on à propos de ce quotient ?
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Calculer A′(t), étudier son signe et en déduire le sens de variation de A sur [0;+∞[.
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Déterminer t→+∞limA(t). Interpréter physiquement ce résultat.
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La demi-vie t1/2 de l'échantillon est la durée au bout de laquelle l'activité est divisée par 2. On donne e−0,25×2,77≈0,500.
a. Vérifier que t1/2≈2,77 jours convient, c'est-à-dire que A(2,77)≈2A0.
b. Montrer que pour tout t⩾0, A(t+t1/2)=2A(t) : la demi-vie ne dépend pas de l'instant de départ.
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En raisonnant sur les puissances de 2, déterminer au bout de combien de demi-vies l'activité de l'échantillon devient inférieure à 1 % de A0.
Exercice 16 ★★★★ — Synthèse : étude complète type bac
Études de fonctions avec exponentielles : variations et extremumsCroissances comparées de l'exponentielle et des puissancesDérivées de exp(x) et exp(kx)Équations et inéquations avec exponentielles
On considère la fonction f définie sur R par :
f(x)=(x+2)e−x.On note Cf sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
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a. Vérifier que pour tout réel x, f(x)=xe−x+2e−x, puis déterminer x→+∞limf(x). Que peut-on en déduire pour la courbe Cf ?
b. Déterminer x→−∞limf(x).
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a. Montrer que pour tout réel x, f′(x)=(−x−1)e−x.
b. Étudier le signe de f′(x) sur R, puis dresser le tableau de variations complet de f (limites comprises). Préciser la valeur exacte du maximum de f.
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Résoudre l'équation f(x)=0, puis donner le signe de f(x) selon les valeurs de x.
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Déterminer une équation de la tangente T à la courbe Cf au point d'abscisse 0.
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À l'aide du tableau de variations, discuter, selon les valeurs du réel m, le nombre de solutions de l'équation f(x)=m.
Le devoir surveillé
Sujet type DS — 60 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Exercice 1 (5 points) — Propriétés algébriques, équations et inéquations
1. (2 pts, soit 0,5 pt par expression) Simplifier chacune des expressions suivantes. Le résultat sera écrit sous la forme ea, eax ou comme un nombre entier :
a. e4×e−1
b. exe3x
c. (e−x)2×e2x
d. e−31
2. (2 pts) Résoudre dans R chacune des équations suivantes :
a. e2x=ex+3
b. ex×ex−1=1
3. (1 pt) Résoudre dans R l'inéquation e−2x⩾e4.
Exercice 2 (5 points) — Dérivées et tangente
1. (3 pts, soit 1 pt par fonction) Dériver chacune des fonctions suivantes, définies sur R, en précisant la formule utilisée (somme, produit, dérivée de ekx) :
a. f(x)=2ex−x2
b. g(x)=xe−3x
c. h(t)=5e−t/4+1
2. (2 pts) Déterminer l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction f de la question 1.a. au point d'abscisse 0.
Exercice 3 (6 points) — Décroissance exponentielle : élimination d'un médicament
Après une injection, la concentration d'un médicament dans le sang d'un patient est modélisée par une fonction N du temps : t désigne le temps écoulé depuis l'injection, exprimé en heures (t⩾0), et N(t) la concentration, exprimée en mg⋅L−1.
La courbe CN ci-dessous représente la fonction N sur l'intervalle [0;12]. La tangente T à la courbe au point d'abscisse 0 est tracée en pointillés : elle passe par les points de coordonnées (0;8) et (4;0).
1. (1 pt) Lire graphiquement N(0), puis déterminer N′(0) en justifiant.
2. (1 pt) On admet désormais que pour tout t⩾0, N(t)=8e−t/4. Calculer N(0), montrer que N′(t)=−2e−t/4, puis retrouver la valeur de N′(0).
3. (1 pt) Déterminer le sens de variation de N sur [0;+∞[, en justifiant.
4. (1 pt) Déterminer t→+∞limN(t) et interpréter concrètement ce résultat pour le patient.
5. (1 pt) Calculer N(4) (valeur exacte, puis arrondi au centième), puis résoudre l'équation N(t)=8e−1 (on donnera la valeur exacte de la solution).
6. (1 pt) Montrer que le quotient N(t)N(t+4) ne dépend pas de t et donner sa valeur exacte. Interpréter ce résultat.
Exercice 4 (4 points) — Limites et croissances comparées
1. (3 pts, soit 0,75 pt par limite) Déterminer chacune des limites suivantes, en justifiant (on citera le théorème de croissances comparées lorsqu'il est utilisé) :
a. x→+∞limx2ex
b. x→+∞limx3e−x
c. x→−∞lim(3+e2x)
d. x→+∞lim(ex−5x4)
2. (1 pt) Interpréter graphiquement le résultat de la question 1.c. pour la courbe représentative de la fonction x⟼3+e2x.
Bloqué sur « Fonction exponentielle de base e » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.