Tale PCM · Chapitre 03 · Analyse
Fonction logarithme népérien
Réciproque de l'exponentielle, propriétés algébriques, lien avec le logarithme décimal, équations exp(ax) = b et ln(x) = b.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Réciproque de l'exponentielle
- Propriétés algébriques
- Lien avec le logarithme décimal
- Équations exp(ax) = b et ln(x) = b
Le cours
Le chapitre précédent s'est achevé sur une frustration. Le tableau de variations de la fonction exponentielle nous a appris qu'une équation comme ex=5 possède une unique solution — l'exponentielle prend une fois et une seule chaque valeur strictement positive — mais nous ne savions l'obtenir que de façon approchée, par lecture graphique ou par balayage. Quand un objet mathématique existe, est unique, et revient sans cesse dans les calculs, les mathématiciens finissent toujours par lui donner un nom. C'est l'objet de ce chapitre : la solution de ex=a s'appellera le logarithme népérien de a.
Ce besoin n'a rien de théorique, et vos cours de physique-chimie le formulent constamment. Combien de temps faut-il pour que l'activité d'un échantillon de césium 137 soit divisée par deux ? Au bout de combien de secondes la tension d'un condensateur qui se décharge passe-t-elle sous un seuil donné ? Quelle est la concentration en ions oxonium d'une solution dont on connaît le pH ? Toutes ces questions reviennent à la même opération : dans un modèle exponentiel, la grandeur mesurée est connue, et c'est l'exposant qu'on cherche. L'exponentielle répond à la question « quelle valeur pour cet exposant ? » ; le logarithme répond à la question inverse, « quel exposant pour cette valeur ? ».
Au programme de ce chapitre : la définition du logarithme népérien et sa réciprocité avec l'exponentielle, ses propriétés algébriques — qui transforment les produits en sommes —, la résolution exacte des équations et inéquations laissées en suspens, l'étude de la fonction x↦lnx (variations, courbe, limites, dérivée), le lien avec le logarithme décimal du tronc commun, et pour finir les trois grands terrains d'application : radioactivité, acidité, niveau sonore.
Du côté réciproque de l'exponentielle : définition
Reprenons le point d'appui du chapitre précédent. La fonction exponentielle est strictement croissante sur R, avec x→−∞limex=0 et x→+∞limex=+∞ : son tableau de variations montre qu'elle prend une fois et une seule chaque valeur strictement positive. Autrement dit, pour tout réel a>0, l'équation ex=a admet exactement une solution. C'est ce fait, admis, qui autorise la définition suivante.
Définition
Définition du logarithme népérien. Soit a un réel strictement positif. On appelle logarithme népérien de a, noté lna (ou ln(a)), l'unique solution de l'équation ex=a :
ex=a⟺x=lna(a>0)La fonction x↦lnx, définie sur ]0;+∞[, est appelée fonction logarithme népérien.
Insistons sur la condition a>0 : une exponentielle est toujours strictement positive, donc l'équation ex=a n'a aucune solution lorsque a⩽0. Les écritures ln0 ou ln(−3) n'ont pas de sens, et vérifier que l'argument d'un logarithme est strictement positif sera un réflexe permanent du chapitre. Deux valeurs se lisent immédiatement dans la définition : comme e0=1, la solution de ex=1 est 0 ; et comme e1=e, la solution de ex=e est 1.
La définition dit que lna est le nombre dont l'exponentielle vaut a. En écrivant cette phrase dans les deux sens, on obtient les deux formules de réciprocité qui font fonctionner tout le chapitre : appliquer ln puis exp, ou exp puis ln, ramène au point de départ.
Propriété
Réciprocité entre exponentielle et logarithme.
- Pour tout réel x>0 : elnx=x.
- Pour tout réel x : ln(ex)=x.
En particulier : ln1=0 et lne=1.
Cette réciprocité a une traduction graphique remarquable. Dire que b=ea, c'est dire que a=lnb : le point (a;b) appartient à la courbe de l'exponentielle si et seulement si le point (b;a) — coordonnées échangées — appartient à celle du logarithme. Or échanger l'abscisse et l'ordonnée d'un point, c'est le réfléchir par rapport à la droite d'équation y=x. Les deux courbes sont donc symétriques par rapport à cette droite, comme le montre la figure : le point (0;1) de l'exponentielle devient le point (1;0) du logarithme, et le point (1;e) devient (e;1).
Exemple
Simplifier avec la réciprocité. Simplifions les expressions suivantes.
a. ln(e5)=5
b. eln7=7
c. ln(e1)=ln(e−1)=−1
d. e2ln3=(eln3)2=32=9
Le d. mérite un regard attentif : on a d'abord utilisé la règle (ea)n=ena du chapitre précédent pour écrire e2ln3=(eln3)2, puis la réciprocité eln3=3. Ce va-et-vient entre les règles de l'exponentielle et la définition du logarithme est le cœur de la section suivante.
Les propriétés algébriques
La propriété fondamentale de l'exponentielle est ea+b=ea×eb : elle transforme les sommes en produits. Sa réciproque doit donc faire le chemin inverse et transformer les produits en sommes. Vérifions-le : soient a et b deux réels strictement positifs. En utilisant la réciprocité puis la règle des exposants, elna+lnb=elna×elnb=ab. Le nombre lna+lnb a pour exponentielle ab : c'est donc, par définition, le logarithme de ab. Toutes les autres formules découlent de celle-ci par le même type de raisonnement.
Propriété
Propriétés algébriques du logarithme. Pour tous réels a>0 et b>0, et tout entier relatif n :
ln(ab)=lna+lnbln(ba)=lna−lnbln(an)=nlnaln(a)=21lnaPlus généralement, pour tout réel x (résultat admis lorsque x n'est pas entier) :
ln(ax)=xlnaCette capacité à changer les produits en sommes n'est pas un détail : c'est la raison d'être historique du logarithme. Au début du XVIIe siècle, l'Écossais John Napier (francisé en Neper) publie les premières tables de logarithmes précisément pour épargner aux astronomes et aux navigateurs leurs interminables multiplications : grâce aux tables, un produit se ramène à une addition, et une racine carrée à une division par deux. Les calculatrices ont rendu les tables obsolètes, mais la propriété, elle, reste au centre de tous les calculs du chapitre.
Exemple
Décomposer et regrouper.
a. Exprimons ln12 en fonction de ln2 et ln3. On décompose 12=4×3=22×3, donc ln12=ln(22)+ln3=2ln2+ln3.
b. Simplifions A=ln50+ln2−ln25. Dans l'autre sens, on regroupe : A=ln(2550×2)=ln4=2ln2.
c. ln(81)=ln(2−3)=−3ln2 : le logarithme d'un inverse est l'opposé du logarithme.
Un piège, enfin, contre lequel il faut se vacciner dès maintenant : le logarithme transforme les produits en sommes, pas les sommes. Il n'existe aucune formule pour ln(a+b), et en particulier ln(a+b)=lna+lnb en général. Un contre-exemple suffit à s'en convaincre : ln(1+1)=ln2≈0,69, alors que ln1+ln1=0+0=0.
Résoudre des équations et des inéquations
Revenons à l'équation ex=5 laissée en suspens au chapitre précédent. Elle est maintenant résolue en une ligne : par définition, sa solution est x=ln5, dont la calculatrice donne la valeur approchée 1,61. C'est toute la puissance de la définition : le logarithme est précisément l'outil qui extrait l'exposant. Reste à organiser la méthode pour les équations et inéquations du programme, en gardant deux principes en tête : une exponentielle est strictement positive (d'où des cas sans solution), et les fonctions exp et ln sont strictement croissantes (d'où la conservation du sens des inégalités — la stricte croissance de ln sera justifiée à la section suivante).
Méthode
Résoudre les équations et inéquations de référence. Soient a un réel non nul et b un réel.
- Équation eax=b. Si b⩽0 : aucune solution, car eax>0. Si b>0 : par définition du logarithme, eax=b⟺ax=lnb⟺x=alnb.
- Équation lnx=b. L'inconnue doit vérifier x>0. En prenant l'exponentielle : lnx=b⟺x=eb, qui est bien strictement positif : il y a toujours une unique solution.
- Inéquation eax>b. Si b⩽0 : tout réel est solution. Si b>0 : on remplace par ax>lnb, le sens étant conservé (croissance stricte de ln) ; attention ensuite au signe de a dans la division.
- Inéquation lnx>b. On remplace par x>eb (croissance stricte de exp). Pour lnx<b, ne pas oublier le domaine : les solutions sont les x tels que 0<x<eb.
Exemple
Trois résolutions rédigées.
Une équation. Résolvons e2x=6. Comme 6>0, l'équation équivaut à 2x=ln6, c'est-à-dire x=2ln6. La solution exacte est 2ln6, soit environ 0,90.
Une inéquation avec changement de sens. Résolvons e−0,5x>3. Comme 3>0, elle équivaut à −0,5x>ln3, puis, en divisant par −0,5 qui est négatif, à x<−2ln3. L'ensemble des solutions est ]−∞;−2ln3[.
Une inéquation avec ln. Résolvons lnx⩽2. L'inéquation n'a de sens que pour x>0, et elle équivaut à x⩽e2. L'ensemble des solutions est ]0;e2] — le domaine de définition fournit la borne de gauche.
Exemple
Décharge d'un condensateur. Un condensateur initialement chargé sous 6 V se décharge dans une résistance : la tension à ses bornes est modélisée par u(t)=6e−t/2, en volts, pour t en secondes. Au bout de combien de temps la tension vaut-elle 3 V, c'est-à-dire la moitié de sa valeur initiale ? On résout 6e−t/2=3, soit e−t/2=0,5. Comme 0,5>0, l'équation équivaut à −2t=ln0,5=−ln2, c'est-à-dire t=2ln2≈1,4 s. Notez que la réponse ne dépend pas de la tension initiale : quelle qu'elle soit, la tension est divisée par deux toutes les 2ln2 secondes. Cette « durée de division par deux » reviendra en majesté dans la dernière section, sous le nom de demi-vie.
La fonction ln : variations, courbe et limites
Étudions maintenant la fonction x↦lnx pour elle-même. Son sens de variation se déduit directement de celui de l'exponentielle. Soient a et b deux réels tels que 0<a<b, et comparons lna et lnb : si l'on avait lna⩾lnb, la croissance stricte de l'exponentielle donnerait elna⩾elnb, c'est-à-dire a⩾b — contradiction. Donc lna<lnb : le logarithme range les nombres dans le même ordre que l'exponentielle.
Propriété
Sens de variation. La fonction logarithme népérien est strictement croissante sur ]0;+∞[. En conséquence, pour tous réels a>0 et b>0 :
lna=lnb⟺a=betlna<lnb⟺a<bCombinée avec ln1=0, la croissance donne aussitôt le signe du logarithme, dont les études de fonctions feront un usage constant : lnx<0 pour 0<x<1, ln1=0, et lnx>0 pour x>1. Retenez l'image : le logarithme est négatif entre 0 et 1, et ne devient positif qu'après 1.
La courbe confirme tout cela. Elle traverse l'axe des abscisses au point (1;0), passe par le point (e;1), monte constamment — mais de plus en plus lentement, nous y reviendrons. Reste à décrire son comportement aux deux extrémités du domaine, du côté de 0 et du côté de +∞.
Propriété
Limites de la fonction ln (admises).
x→0+limlnx=−∞etx→+∞limlnx=+∞La première limite signifie que l'axe des ordonnées, d'équation x=0, est asymptote verticale à la courbe : près de 0, la courbe plonge le long de l'axe.
Ces limites se comprennent bien par réciprocité. Fixons un seuil M aussi grand qu'on veut : dès que x>eM, la croissance du logarithme donne lnx>M. Le logarithme finit donc par dépasser n'importe quel seuil — il tend vers +∞ — mais il faut attendre x>eM pour y parvenir, ce qui peut être colossal. Le tableau de variations résume l'étude :
Un mot sur la lenteur de cette croissance, qui est la signature du logarithme. Pour x=106 — un million —, on a seulement ln(106)=6ln10≈13,8. Et pour que lnx dépasse 100, il faut x>e100≈2,7×1043, un nombre qui dépasse tout ce que la physique sait compter. Le logarithme écrase les grands nombres : multiplier x par 10 ne fait qu'ajouter ln10≈2,3 à lnx. Cette propriété, loin d'être un défaut, est exactement ce qui rend le logarithme précieux pour mesurer des grandeurs aux variations gigantesques — intensités sonores, concentrations chimiques — comme le montrera la dernière section.
La dérivée du logarithme
La courbe du logarithme monte de moins en moins vite : sa pente diminue quand x grandit. La formule de dérivation confirme cette lecture, avec une simplicité désarmante.
Propriété
Dérivée de la fonction ln. La fonction logarithme népérien est dérivable sur ]0;+∞[ et, pour tout x>0 :
(lnx)′=x1D'où vient cette formule ? Admettons que la fonction ln est dérivable, et dérivons les deux membres de l'identité elnx=x, valable pour tout x>0. Le membre de droite a pour dérivée 1. Pour le membre de gauche, on applique le même principe de dérivation d'une composée que pour ekx au chapitre précédent : dériver eexposant revient à recopier l'exponentielle et à multiplier par la dérivée de l'exposant. Ici l'exposant est lnx, donc la dérivée de elnx vaut (lnx)′×elnx=(lnx)′×x. En identifiant les deux dérivées : (lnx)′×x=1, d'où (lnx)′=x1. Remarquons que x1>0 sur ]0;+∞[ : on retrouve la stricte croissance, et comme x1 diminue quand x grandit, la pente s'affaiblit — c'est la croissance de plus en plus lente observée sur la courbe.
Cette dérivée ouvre la porte aux études de fonctions qui mélangent polynômes et logarithme, exactement comme le chapitre précédent mélangeait polynômes et exponentielles. L'organisation du calcul est la même, avec une étape spécifique : la dérivée fait apparaître des fractions, qu'on réduit au même dénominateur pour étudier le signe.
Méthode
Étudier une fonction construite avec ln. Pour étudier une somme, un produit ou un quotient de polynômes et de la fonction x↦lnx, sur un intervalle inclus dans ]0;+∞[ :
- dériver avec les règles de première (u′v+uv′ pour un produit, v2u′v−uv′ pour un quotient) et la formule (lnx)′=x1 ;
- réduire la dérivée au même dénominateur : le dénominateur est une puissance de x, strictement positive sur le domaine ;
- étudier le signe du numérateur, en général un polynôme dont on connaît les règles de signe ;
- dresser le tableau de variations, en calculant les images exactes aux valeurs charnières (souvenez-vous que ln1=0 et lne=1 donnent des valeurs simples).
Exemple
Étude complète. Étudions la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−lnx.
- Dérivée. f est la somme de x↦x et de x↦−lnx, donc f′(x)=1−x1.
- Même dénominateur. f′(x)=xx−x1=xx−1.
- Signe. Sur ]0;+∞[, le dénominateur x est strictement positif : f′(x) est du signe de x−1, négatif sur ]0;1[, nul en 1, positif sur ]1;+∞[.
- Tableau. On calcule l'image charnière : f(1)=1−ln1=1. Du côté de 0 : x tend vers 0 et −lnx tend vers +∞, donc f(x) tend vers +∞.
La fonction f est décroissante sur ]0;1], croissante sur [1;+∞[, et admet en x=1 un minimum égal à 1. Ce minimum a une jolie conséquence : pour tout x>0, on a x−lnx⩾1, c'est-à-dire lnx⩽x−1. La courbe du logarithme reste donc toujours en dessous de la droite d'équation y=x−1 — qui n'est autre que sa tangente au point (1;0), puisque f′ s'annule exactement là où les deux courbes se touchent.
Le lien avec le logarithme décimal
Le tronc commun de terminale a introduit un autre logarithme : le logarithme décimal, noté log, défini comme la réciproque de x↦10x — pour a>0, loga est l'unique solution de l'équation 10x=a. Deux logarithmes pour un même chapitre, n'est-ce pas un de trop ? Résolvons l'équation 10x=a avec les outils de ce chapitre pour voir le lien. En prenant le logarithme népérien des deux membres et en utilisant ln(10x)=xln10 : l'équation équivaut à xln10=lna, c'est-à-dire x=ln10lna. Or cette solution est, par définition, loga.
Propriété
Logarithme décimal et logarithme népérien. Pour tout réel x>0 :
logx=ln10lnxavec ln10≈2,303En particulier log10=1, et log(10n)=n pour tout entier relatif n.
Les deux logarithmes sont donc proportionnels : passer de ln à log, c'est diviser par la constante ln10. Ils partagent par conséquent toutes les propriétés du chapitre — croissance stricte, produits changés en sommes, log(ab)=loga+logb — et ne diffèrent que par leur « point de repère » : ln vaut 1 en e, log vaut 1 en 10. Le logarithme décimal est le plus lisible pour les ordres de grandeur en écriture scientifique (le log d'un nombre indique, en gros, son nombre de chiffres), c'est pourquoi la physique et la chimie le préfèrent ; le logarithme népérien est celui que le calcul différentiel préfère, avec sa dérivée x1 sans constante parasite. Votre calculatrice possède les deux touches, et la formule permet de passer de l'une à l'autre : par exemple log50=ln10ln50≈2,3033,912≈1,70 — cohérent, puisque 50 est compris entre 101=10 et 102=100, son logarithme décimal est bien compris entre 1 et 2.
Le logarithme en physique et en chimie
Concluons en retrouvant les trois questions de l'introduction. Elles illustrent les deux emplois majeurs du logarithme en sciences : extraire un temps d'un modèle exponentiel (radioactivité), et compresser une échelle de grandeurs qui s'étend sur de nombreux ordres de grandeur (pH, décibels) — c'est là que la croissance très lente du logarithme, observée plus haut, devient une qualité.
Exemple
Demi-vie d'un élément radioactif. Le nombre de noyaux radioactifs d'un échantillon à l'instant t est modélisé par N(t)=N0e−λt, où N0 est le nombre initial de noyaux et λ>0 la constante radioactive. La demi-vie T est la durée au bout de laquelle le nombre de noyaux est divisé par deux : elle vérifie N(T)=2N0. Résolvons : N0e−λT=2N0 équivaut à e−λT=21, donc à −λT=ln(21)=−ln2, d'où :
T=λln2Deux remarques. La demi-vie ne dépend pas de N0 : quel que soit le stock de départ, il est divisé par deux au bout de la même durée — c'est la propriété qui rend la datation radioactive possible. Et le calcul est celui, exactement, de la décharge du condensateur vue plus haut. Application numérique : pour le césium 137, λ≈0,023 an−1, donc T=0,023ln2≈0,0230,693≈30 ans. Un sol contaminé au césium 137 ne retrouve donc le quart de son activité initiale qu'au bout de deux demi-vies, environ 60 ans.
Exemple
Calcul de pH. Le pH d'une solution aqueuse est défini à partir de la concentration en ions oxonium [H3O+], exprimée en mol/L :
pH=−log[H3O+]Du côté direct : pour une solution telle que [H3O+]=2,0×10−5 mol/L, les propriétés algébriques donnent log(2,0×10−5)=log2+log(10−5)≈0,30−5=−4,70, donc pH≈4,7. Du côté réciproque : pour un jus de fruit de pH 3,2, on résout −log[H3O+]=3,2, c'est-à-dire [H3O+]=10−3,2≈6,3×10−4 mol/L. Le logarithme compresse ici une échelle immense : entre une solution très acide ([H3O+]=10−1 mol/L) et une solution très basique (10−13 mol/L), la concentration varie d'un facteur 1012, mais le pH ne va que de 1 à 13. Retenez la règle de lecture : une unité de pH en plus, c'est une concentration divisée par 10.
Exemple
Niveau d'intensité sonore. L'oreille humaine perçoit des intensités sonores I allant de 10−12 W/m2 (seuil d'audibilité) à environ 1 W/m2 (seuil de douleur) : douze ordres de grandeur. Pour obtenir une échelle maniable, on définit le niveau d'intensité sonore, en décibels (dB) :
L=10log(I0I)avec I0=10−12 W/m2Par exemple, une conversation animée d'intensité I=10−5 W/m2 a pour niveau L=10log(10−1210−5)=10log(107)=70 dB. Que se passe-t-il si l'on double l'intensité — deux machines identiques au lieu d'une ? Les propriétés algébriques répondent sans aucun calcul d'intensité : 10log(I02I)=10log2+10log(I0I)=L+10log2, et comme 10log2=ln1010ln2≈3,01, doubler l'intensité ajoute environ 3 dB au niveau sonore — il ne le double pas. C'est le fameux « +3 dB » des fiches techniques : passer de 70 à 73 dB, c'est déjà deux fois plus d'énergie sonore reçue.
Le fil du chapitre se résume en une phrase : le logarithme népérien est la lecture inverse de l'exponentielle. De cette définition découlent la réciprocité elnx=x, les produits changés en sommes, la résolution exacte des équations eax=b et lnx=b, la croissance lente et la dérivée x1 — et, sur le terrain, la demi-vie T=λln2, le pH et les décibels. Les exercices vont maintenant faire jouer ensemble ces registres, du calcul algébrique pur aux situations que vous retrouverez en physique-chimie.
Les exercices
17 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Exercice 1 ★★★★ — Réciprocité entre exponentielle et logarithme
Définition de ln et réciprocité avec l'exponentielle
1. Simplifier chacun des nombres suivants sans calculatrice, en utilisant les relations elnx=x (pour x>0) et ln(ex)=x (pour tout réel x) :
a. ln(e3)
b. eln5
c. ln(e1)
d. ln(e)
e. e−ln2
f. ln(e2)+ln(e−5)
2. Expliquer pourquoi les écritures ln(−3) et ln0 n'ont pas de sens.
3. Donner les valeurs de ln1 et de lne, en justifiant chaque réponse à l'aide de la définition du logarithme népérien.
Exercice 2 ★★★★ — Premières équations
Équations et inéquations avec exp et lnDéfinition de ln et réciprocité avec l'exponentielle
Résoudre chacune des équations suivantes. Les trois premières se résolvent dans R ; les trois dernières se résolvent dans ]0;+∞[ (on rappelle que lnx n'est défini que pour x>0).
Donner la solution exacte, puis une valeur approchée au centième près lorsque la solution n'est pas un nombre entier.
a. ex=7
b. ex=1
c. ex=−3
d. lnx=2
e. lnx=0
f. lnx=−1
Exercice 3 ★★★★ — Exprimer avec ln 2 et ln 3
Propriétés algébriques du logarithme
Exprimer chacun des nombres suivants en fonction de ln2 et de ln3, à l'aide des propriétés algébriques du logarithme népérien :
a. ln6
b. ln8
c. ln9
d. ln(23)
e. ln72
f. ln(41)
g. ln3
h. ln48
Exercice 4 ★★★★ — Simplifier des expressions
Propriétés algébriques du logarithme
1. Simplifier au maximum chacune des expressions suivantes :
a. A=ln50+ln2−ln25
b. B=3ln2−ln8+ln5
c. C=ln(e2e)
d. D=ln12−2ln2+ln(31)
2. Soit x un réel strictement positif. Simplifier les expressions E=ln(x2)−lnx et F=ln(9x)−ln(3x).
3. Vrai ou faux ? « Pour tous réels a>0 et b>0, on a ln(a+b)=lna+lnb. » Justifier par un contre-exemple si l'affirmation est fausse.
Exercice 5 ★★★★ — Résoudre une équation exponentielle
Équations et inéquations avec exp et ln
Résoudre dans R chacune des équations suivantes. Donner la solution exacte, puis une valeur approchée au centième près lorsque la solution n'est pas un nombre entier.
1. e2x=5
2. e−0,5t=0,1
3. 3e0,2x=12
4. ex+1=e2x−3
5. 5−2e0,4t=1
Exercice 6 ★★★★ — Inéquations avec exp et ln
Équations et inéquations avec exp et ln
Résoudre chacune des inéquations suivantes. Les inéquations en lnx se résolvent dans ]0;+∞[, les autres dans R. Donner chaque ensemble de solutions sous forme d'intervalle, avec les bornes exactes, puis une valeur approchée des bornes au centième près lorsqu'elles ne sont pas entières.
1. e0,3t>4
2. e−2x⩽0,05
3. lnx⩾2
4. lnx<−1
5. 2e−0,1t−1<0
Exercice 7 ★★★★ — Comparer et encadrer avec le logarithme
Variations, courbe représentative et limites de lnPropriétés algébriques du logarithme
Dans tout l'exercice, on donne ln2≈0,69 et ln10≈2,30. Les questions 1. à 3. se traitent sans calculatrice.
1. Comparer ln5 et ln7 en justifiant.
2. Comparer 2ln3 et 3ln2. On pourra commencer par écrire chacun de ces deux nombres sous la forme du logarithme d'un entier.
3. Donner, en justifiant, le signe de ln0,8 et celui de ln1,2.
4. En remarquant que 50=2100, exprimer ln50 en fonction de ln10 et de ln2, puis en donner une valeur approchée au centième. En déduire un encadrement de ln50 par deux entiers consécutifs.
5. Déterminer l'entier n tel que n⩽ln1000<n+1.
Exercice 8 ★★★★ — Lecture graphique sur la courbe du logarithme
Variations, courbe représentative et limites de lnDéfinition de ln et réciprocité avec l'exponentielle
La courbe ci-dessous représente la fonction logarithme népérien sur ]0;8,5]. Les points A(1;0), B et C appartiennent à la courbe ; des pointillés repèrent les coordonnées de B et C.
1. Lire graphiquement l'image de 1 par la fonction ln.
2. Résoudre graphiquement les équations lnx=1 et lnx=2. On donnera les valeurs approchées lues sur la figure, puis les valeurs exactes.
3. Résoudre graphiquement l'inéquation lnx⩽1.
4. Décrire le sens de variation de la fonction ln sur ]0;+∞[. Que suggère la courbe pour lnx lorsque x se rapproche de 0 ? Lorsque x devient grand ?
5. La courbe coupe-t-elle l'axe des ordonnées ? Justifier.
Exercice 9 ★★★★ — Tangentes à la courbe du logarithme
Dérivée de ln et études de fonctions
On note f la fonction définie sur ]0;+∞[ par f(x)=lnx et C sa courbe représentative. Sur la figure ci-dessous, on a tracé C, la tangente T1 à C au point A(1;0) et la tangente T2 à C au point B(e;1).
On rappelle que la tangente à C au point d'abscisse a a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a).
1. Rappeler l'expression de f′(x), puis calculer f′(1) et f′(e).
2. Déterminer l'équation réduite de T1.
3. Déterminer l'équation réduite de T2 et vérifier que cette droite passe par l'origine du repère.
4. Contrôler la cohérence des résultats des questions 2. et 3. avec la figure.
5. Sur la figure, comment la courbe C est-elle placée par rapport à la droite T1 ? En déduire une conjecture sous la forme d'une inégalité comparant lnx et x−1 pour tout x>0.
Exercice 10 ★★★★ — Logarithme décimal et pH
Lien avec le logarithme décimalModèles physiques et chimiques : demi-vie, pH, niveau sonore
On rappelle que le logarithme décimal est défini pour tout x>0 par logx=ln10lnx, et qu'en particulier log(10n)=n pour tout entier relatif n. En chimie, le pH d'une solution aqueuse est donné par :
pH=−log[H3O+],où [H3O+] est la concentration en ions oxonium, en mol/L.
1. Calculer sans calculatrice :
a. log1000
b. log(10−4)
c. log1
2. Exprimer log5 en fonction de ln5 et ln10, puis en donner une valeur approchée au centième.
3. Calculer le pH d'une solution telle que [H3O+]=2,0×10−5 mol/L. On donnera la valeur arrondie au dixième.
4. Une solution a un pH égal à 3,4. Déterminer sa concentration en ions oxonium, arrondie sous la forme a×10−4 mol/L avec a arrondi au dixième.
5. On divise par 10 la concentration en ions oxonium d'une solution. Montrer que son pH augmente exactement d'une unité.
Exercice 11 ★★★★ — Atténuation d'un signal électrique
Équations et inéquations avec exp et lnModèles physiques et chimiques : demi-vie, pH, niveau sonore
Dans un circuit électrique, l'amplitude d'un signal amorti est modélisée en fonction du temps t, en millisecondes, par :
u(t)=5e−0,25t,t⩾0,où u(t) est exprimée en volts (V).
1. Donner l'amplitude initiale du signal. Calculer u′(t) et en déduire le sens de variation de u sur [0;+∞[.
2. Déterminer l'instant t auquel l'amplitude vaut exactement 1 V. On donnera la valeur exacte, puis une valeur approchée au dixième de milliseconde.
3. On considère que le signal est « éteint » lorsque son amplitude devient inférieure à 1 % de l'amplitude initiale. Traduire cette condition par une inéquation d'inconnue t, puis la résoudre. On donnera la valeur exacte du seuil, puis une valeur approchée au dixième de milliseconde.
4. Soit τ>0 la durée nécessaire pour que l'amplitude soit divisée par 2 à partir d'un instant t donné, c'est-à-dire telle que u(t+τ)=2u(t). Montrer que τ ne dépend pas de l'instant t choisi et donner sa valeur exacte, puis une valeur approchée au dixième de milliseconde.
Exercice 12 ★★★★ — Un minimum remarquable
Dérivée de ln et études de fonctionsVariations, courbe représentative et limites de ln
On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par :
f(x)=x−lnx.1. Calculer f′(x) et montrer que pour tout x>0, f′(x)=xx−1.
2. Étudier le signe de f′(x) sur ]0;+∞[.
3. Déterminer la limite de f en 0+, puis dresser le tableau de variations de f sur ]0;+∞[.
4. En déduire que f admet un minimum sur ]0;+∞[, en précisant sa valeur et la valeur de x en laquelle il est atteint.
5. En déduire que pour tout x>0, lnx⩽x−1, puis que lnx<x.
Exercice 13 ★★★★ — Étude d'une fonction sur un intervalle
Dérivée de ln et études de fonctions
On considère la fonction g définie sur l'intervalle [1;5] par :
g(x)=x2−8lnx1. Calculer g′(x) et montrer que, pour tout x∈[1;5], g′(x)=x2(x2−4).
2. Étudier le signe de g′(x) sur [1;5].
3. Dresser le tableau de variations complet de g sur [1;5]. On donnera les valeurs exactes, ainsi que des valeurs approchées au centième.
4. Justifier que g admet un minimum sur [1;5] et préciser sa valeur.
5. Expliquer pourquoi l'équation g(x)=0 admet exactement deux solutions x1 et x2 sur [1;5], puis en donner des valeurs approchées au dixième à la calculatrice.
Exercice 14 ★★★★ — Vrai ou faux : le logarithme sous toutes les coutures
Propriétés algébriques du logarithmeVariations, courbe représentative et limites de lnÉquations et inéquations avec exp et ln
Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Si elle est vraie, la justifier ; si elle est fausse, donner un contre-exemple ou la corriger.
a. « Pour tous réels a>0 et b>0, ln(ab)=lna×lnb. »
b. « Pour tout x>1, lnx>0. »
c. « L'équation lnx=−10 n'a pas de solution. »
d. « ln(210)=10ln2. »
e. « Pour tout x>0, ln(x1)=lnx1. »
f. « La courbe de la fonction ln admet une tangente de coefficient directeur 21 au point d'abscisse 2. »
Exercice 15 ★★★★ — Demi-vie d'un élément radioactif
Modèles physiques et chimiques : demi-vie, pH, niveau sonoreÉquations et inéquations avec exp et ln
Le nombre de noyaux radioactifs présents dans un échantillon de césium 137 est modélisé par :
N(t)=N0e−λtoù t est le temps écoulé en années, N0 le nombre initial de noyaux et λ=0,023 an−1 la constante radioactive du césium 137.
1. Justifier que la fonction N est décroissante sur [0;+∞[.
2. La demi-vie T de l'élément est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux initiaux s'est désintégrée. Montrer que T=λln2, puis calculer T au dixième d'année près.
3. Vérifier par le calcul que N(2T)=4N0. Interpréter ce résultat.
4. Déterminer la durée au bout de laquelle 90 % des noyaux initiaux se sont désintégrés. On donnera la valeur exacte puis une valeur approchée au dixième d'année près.
5. Montrer que cette durée vaut environ 3,3 demi-vies.
Exercice 16 ★★★★ — Niveau sonore en décibels
Modèles physiques et chimiques : demi-vie, pH, niveau sonoreLien avec le logarithme décimalPropriétés algébriques du logarithme
Le niveau sonore d'un son d'intensité I (en W/m2) est donné, en décibels (dB), par :
L=10log(I0I)où I0=10−12 W/m2 est le seuil d'audibilité. On rappelle que logx=ln10lnx, et en particulier que log(10n)=n pour tout entier n.
1. Calculer le niveau sonore d'une conversation d'intensité I=10−5 W/m2.
2. Un concert affiche un niveau sonore de 100 dB. Retrouver l'intensité I correspondante.
3. Montrer que si l'intensité d'un son double, alors son niveau sonore augmente d'environ 3 dB.
4. Montrer que si l'intensité d'un son est multipliée par 10, alors son niveau sonore augmente exactement de 10 dB.
5. Un atelier contient n machines identiques, émettant chacune, lorsqu'elle fonctionne seule, un niveau sonore de 65 dB. Lorsque plusieurs machines fonctionnent ensemble, leurs intensités s'ajoutent.
a. Montrer que le niveau sonore global de l'atelier est Ln=65+10logn.
b. Déterminer le plus petit nombre de machines à partir duquel le niveau sonore de l'atelier dépasse 80 dB.
Exercice 17 ★★★★ — Le maximum de ln(x)/x
Dérivée de ln et études de fonctionsÉquations et inéquations avec exp et lnVariations, courbe représentative et limites de ln
On considère la fonction f définie sur l'intervalle [1;10] par :
f(x)=xlnx1. Calculer f(1) et justifier que f(x)⩾0 pour tout x∈[1;10].
2. Montrer que, pour tout x∈[1;10], f′(x)=x21−lnx.
3. Résoudre l'inéquation 1−lnx>0 sur [1;10].
4. Dresser le tableau de variations de f sur [1;10]. On donnera les valeurs exactes, ainsi que des valeurs approchées au centième.
5. En déduire le maximum de f sur [1;10], puis montrer que lnx⩽ex pour tout x∈[1;10].
6. L'équation f(x)=0,3 admet-elle des solutions sur [1;10] ? Combien ? En donner des valeurs approchées au dixième à la calculatrice.
Le devoir surveillé
Sujet type DS — 60 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Exercice 1 (5 points) — Propriétés du logarithme
1. (2 pts) Simplifier chacune des expressions suivantes sans calculatrice. Le résultat sera un nombre entier, une fraction ou un multiple de ln2, ln3 ou ln10 :
a. ln(e4)
b. eln7
c. ln(e21)
d. ln(e)
e. ln4+ln25
f. ln3−ln27
2. (2 pts, soit 0,5 pt par expression) Exprimer chacun des nombres suivants en fonction de ln2 et ln5 :
a. ln10
b. ln40
c. ln(45)
d. ln20
3. (1 pt) Un élève affirme : « ln(e+e)=1+ln2 ». A-t-il raison ? Justifier soigneusement.
Exercice 2 (5 points) — Équations et inéquations
1. (3 pts, soit 1 pt par résolution) Résoudre dans R chacune des équations et inéquations suivantes. On donnera les solutions en valeur exacte, puis arrondies au centième. Pour l'équation en ln, on précisera l'ensemble de validité :
a. e0,5t=8
b. lnx=4
c. 2e−0,2t⩾0,4
2. (2 pts) Un condensateur se décharge dans un circuit. La tension à ses bornes est modélisée par u(t)=6e−t/2, où t désigne le temps écoulé en secondes (t⩾0) et u(t) la tension en volts. Déterminer par le calcul l'instant à partir duquel la tension devient inférieure à 1 % de sa valeur initiale. On donnera la valeur exacte, puis un arrondi au dixième de seconde.
Exercice 3 (6 points) — Étude d'une fonction
On considère la fonction f définie sur l'intervalle [1;4] par f(x)=x2−6lnx.
1. (1 pt) Calculer f(1) (valeur exacte) et f(e) (valeur exacte, puis arrondi au centième).
2. (1,5 pt) Montrer que pour tout x de [1;4], f′(x)=x2(x2−3).
3. (1,5 pt) Étudier le signe de f′(x) sur [1;4].
4. (1,5 pt) Dresser le tableau de variations de f sur [1;4]. On y fera figurer les valeurs exactes aux bornes et à l'extremum.
5. (0,5 pt) En déduire le minimum de f sur [1;4] (valeur exacte, puis arrondi au centième).
Exercice 4 (4 points) — Cinétique chimique d'ordre 1
Lors d'une réaction chimique d'ordre 1, la concentration d'un réactif est modélisée par c(t)=50e−0,04t, où t désigne le temps écoulé en minutes (t⩾0) et c(t) la concentration en mmol/L.
1. (0,5 pt) Donner la concentration initiale du réactif.
2. (1,5 pt) Le temps de demi-réaction t1/2 est la durée au bout de laquelle la concentration initiale a été divisée par 2. Montrer que t1/2=0,04ln2=25ln2, puis en donner une valeur approchée au dixième de minute.
3. (1,5 pt) Déterminer par le calcul l'instant à partir duquel la concentration devient inférieure à 5 mmol/L. On donnera la valeur exacte, puis un arrondi au dixième de minute.
4. (0,5 pt) En combien de temps la concentration passe-t-elle de 10 mmol/L à 5 mmol/L ? Justifier sans effectuer de nouvelle résolution d'équation.
Bloqué sur « Fonction logarithme népérien » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.